Paroles d'athlète

Olivier Jean

2008-01-29

Le temps des fêtes terminé... Place aux choses sérieuses. La sélection nationale de Janvier, compétition la plus importante de la saison pour nos patineurs courte piste, arrive à pleine vitesse.

Olivier Jean - 2008-01-29
Olivier Jean réfléchit sur ce qui est vraiment important.

Le temps des fêtes terminé... Place aux choses sérieuses. La sélection nationale de Janvier, compétition la plus importante de la saison pour nos patineurs courte piste, arrive à pleine vitesse. Forcé de céder mon poste d'acteur pour celui d'observateur, j'ai tout mon temps pour apprécier l'ambiance qui règne au centre national d'entraînement de Montréal. L'effervescence tant sur la glace que dans le vestiaire me semble bien familière. Naturellement, de nombreux souvenirs de compétitions refont surface (victoires, déceptions... coupure!), mais ce qui me frappe davantage est la ressemblance entre le temps des fêtes et cette importante compétition.

Le temps des fêtes approche, parents et grands-parents y sont habitués. Stressés, ils ne le sont plus vraiment, ils en ont déjà vécu plusieurs. Sans changement ni surprise, ils suivent leur liste de cadeaux bien mûrit, cuisinent toujours les mêmes recettes et respectent les traditions. Les enfants sont beaucoup plus énervés. Pour eux, Noël reste nouveau et certainement toujours aussi excitant d'année en année. Le même phénomène se déroule présentement à l'aréna Maurice Richard. Les patineurs d'expérience approchent la compétition avec calme et zen. Ils connaissent la recette qui les a déjà conduit au succès et la suive à la lettre. Les plus jeunes en quête d'une première grande performance sont beaucoup plus nerveux. Pour un patineur en pleine progression une sélection nationale est toujours un moment privilégié où il a enfin la chance de monter les échelons du classement national.

Festivité et sélection national sont tous deux synonymes de passer du temps en famille et entre amis. Par contre, courser entre amis est beaucoup moins intéressant que célébrer avec ses proches. Les sélections nationales sont très particulières puisqu'elles sont les seules compétitions au calendrier d'une saison où nos adversaires sont aussi nos partenaires d'entraînement. Malheureusement, ces adversaires sont en même temps nos meilleurs amis, amis avec lesquels nous partageons la majorité de notre temps depuis souvent presque une décennie. Dans certains cas, même des frères sont forcés de s'affronter. Cette caractéristique de la sélection nationale ajoute un aspect émotif important.

Prendre part à un souper du temps des fêtes signifie souvent de se vêtir de ses plus beaux habits. Pour participer à une compétition, ce n'est pas les plus beaux vêtements qui sont difficiles à choisir, mais la paire de lames idéale. Les lames sont capricieuses et ne se laissent pas apprivoiser facilement. Souvent l'athlète doit se transformer en artisan pour façonner ses lames. Ce travail est presque toujours exécuté sous la nervosité de dernière minute, parce que les lames qui doivent être parfaitement adaptées aux conditions de glace utilisée lors de la compétition.

Une bonne manière de conclure le temps des fêtes est sans doute de faire une réflexion sur l'année qui vient de se terminer. La fin d'une sélection est aussi le moment idéal pour faire le point sur les bons et moins bons moments de la dernière saison. Ensuite, c'est naturellement le temps des résolutions. Curieusement, les résolutions les plus populaires du nouvel an sont très semblables, voire identiques à celles prisent au lendemain des sélections nationales : manger mieux et s'entraîner plus!

Olivier Jean


Questions et réponses de l'athlète
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Dans leurs propres mots
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